L’enfance, ça passe vite. Dès l’âge d’un an, un bébé se transforme sans arrêt : il observe, touche, teste tout ce qui l’entoure… et réclame de nouveaux défis à sa portée. Pas question pourtant de choisir n’importe quoi – la sécurité, le plaisir et la stimulation sont sur la liste des indispensables.
Quelles activités privilégier pour accompagner l’éveil d’un enfant de 12 à 36 mois ? Les jeux éducatifs occupent une place privilégiée. Mais encore faut-il bien les sélectionner. Certains parents hésitent entre peluches, blocs de construction, puzzles ou premier chariot de marche. D’autres craignent les achats inutiles ou veulent s’assurer que les jouets dureront suffisamment longtemps pour ne pas être délaissés dès le prochain saut de développement…
Les différentes familles de jeux pour enfants de 1 à 3 ans
À cet âge, un enfant traverse une succession de phases qui réclament des jouets variés. Impossible de miser sur un seul type d’activité si l’on souhaite encourager son autonomie et son imagination. Progressivement, il découvre, manipule et affine sa motricité grâce à des supports très spécifiques :
- Jeux d’encastrement : Ces jouets classiques, généralement en bois, invitent l’enfant à trouver la bonne forme pour chaque trou. Un incontournable qui stimule coordination et réflexion élémentaire. On observe presque toujours le même reste perplexe devant les premières pièces, puis soudain l’illumination – et, parfois, quelques colères quand ça ne rentre pas !
- Puzzles simples et cubes à empiler : Au départ, il ne s’agit pas tant d’obtenir le résultat prévu, mais bien de manipuler, explorer, essayer à l’envers, foncer tête baissée. La patience, ça s’apprend aussi…
- Jouets d’imitation : Petites cuisines, téléphones-jouets ou outils miniatures, tous ces objets reproduisent le monde des grands. Ils offrent la possibilité de reproduire des scènes du quotidien, d’improviser avec ce qui tombe sous la main, et d’ouvrir la porte aux jeux de rôle dès deux ans.
- Instruments de musique premier âge : Maracas, tambourins, petits pianos, xylophones : ils participent activement à l’éveil auditif d’un enfant. Ne pas s’étonner de retrouver parfois un concert improvisé dans la chambre – c’est de bonne guerre !
- Jeux moteurs : Balles souples, porteurs, trotteurs – et bien sûr le fameux chariot de marche. Ils accompagnent la construction de l’équilibre, la gestion des distances ou le plaisir de foncer d’un bout à l’autre du salon.
Comment reconnaître un jeu adapté et sûr ?
Facile, en théorie. Mais dans la pratique, le choix se complique. Savoir si un jeu est sécurisé commence souvent par vérifier quelques points simples :
- Éviter les éléments détachables ou trop petits, qui risquent d’être avalés.
- Privilégier les matériaux robustes et propres, vérifiés par des normes reconnues, comme EN71 ou la marque CE.
- Lire attentivement les indications d’âge fournies, car elles ne sont pas qu’un détail ; elles prennent réellement en compte la façon dont l’enfant s’approprie et manipule le jouet.
- Préférer autant que possible des articles lavables et résistants (un passage en machine n’est jamais de trop après un accident de purée !).
On pense souvent avoir fait le bon choix… jusqu’à découvrir que, malgré toutes les précautions, un jouet jugé sans danger peut finir oublié au fond du coffre à jouets après quelques minutes seulement. D’où l’importance d’observer les réactions réelles de l’enfant plutôt que de suivre aveuglément les tendances du moment.
Les avantages concrets des jeux éducatifs pour ce groupe d’âge
Pourquoi investir dans des jeux éducatifs ? C’est tout simplement un moyen de multiplier les découvertes et d’aider un enfant à cultiver diverses compétences sans même qu’il en ait conscience :
- Développer la coordination main-œil, ne serait-ce qu’en empilant, encastrant, transportant des objets de formes différentes.
- Éveiller la curiosité et le sens de l’observation, chaque jouet nouveau encourageant l’expérimentation et la résolution de mini-problèmes. Les puzzles et jeux d’encastrement, par exemple, imposent de tester, d’échouer puis de recommencer, facilitant l’acquisition de la patience et du raisonnement logique.
- Favoriser la communication orale, à travers les jouets sonores, les petites histoires inventées avec des figurines, ou les jeux d’association qui forcent à nommer des mots nouveaux.
- Nourrir l’imaginaire : avec ses personnages, animaux, univers miniatures où l’enfant s’autorise à créer, imiter, transformer l’histoire… Souvent, ce sont ces premières “scènes” que les parents découvrent par hasard, comme un petit théâtre secret à l’heure de la sieste.
Un autre aspect à ne pas négliger concerne l’autonomie. Entre 12 et 36 mois, on voit les enfants réclamer plus de liberté pour expérimenter par eux-mêmes. Les jeux adaptés à cette demande encouragent la confiance : l’enfant gère la difficulté, décide de persévérer ou de changer d’activité. Un conseil issu de l’expérience : il vaut mieux des jouets simples et évolutifs que des accessoires complexes trop vite abandonnés.
Quels jeux choisir pour chaque étape entre 12 et 36 mois ?
De 12 à 18 mois : l’explosion motrice
À ce stade, les enfants commencent à se déplacer librement, à explorer, à ouvrir, à fermer. On recherchera :
- Des cubes, des blocs à empiler ou à ranger.
- Des instruments à secouer, à tirer ou à pousser – des jeux dont le bruit fascine toujours.
- Des livres à toucher, avec des textures, des sons, des volets à soulever.
- Un chariot de marche pour ceux qui perfectionnent leur mobilité : l’idéal pour traverser la pièce fièrement, tout en transportant ses trésors.
Entre 18 et 24 mois : la curiosité accrue
Cet âge marque l’apparition de jeux un peu plus structurés. Des idées à retenir :
- Puzzles en bois simples et pièces larges – apprendre à faire correspondre image et forme.
- Petits véhicules (camion, bus…), que l’on traîne, pousse, remplit ou vide à volonté.
- Premiers jeux d’imitation : mini cuisines, établis, ustensiles adaptés aux petites mains.
- Animaux en plastique ou peluches, compagnons de voyage imaginaires, pour commencer à raconter de petites histoires – même farfelues !
De 24 à 36 mois : inventivité et premiers jeux en groupe
L’entraide entre enfants se développe, l’enfant commence à prêter ses jouets, à attendre son tour, à partager des règles (plus ou moins aléatoirement comprises !).
- Jeux de construction plus complexes : Lego “first”, rails de train en bois, puzzles à plusieurs pièces.
- Premiers jeux de société élémentaires, où il suffit parfois de tourner une roue, piocher une carte, attendre son tour.
- Loisirs créatifs : pâte à modeler, tampons, crayons à la cire, livres magnétiques – ils permettent de tester et d’imaginer sans contrainte.
Ce qu’il faut éviter pour ne pas se tromper
- Surcharger l’espace de jeux : trop d’objets tuent l’envie de jouer. Privilégier la rotation, ranger régulièrement, sortir deux ou trois jouets à la fois.
- Penser qu’un prix élevé garantit un intérêt durable. Bien des jouets plébiscités par la publicité finissent boudés ! Mieux vaut observer les réactions de l’enfant que se fier aux tendances.
- Oublier la surveillance : même certifiés, certains jouets nécessitent une vigilance constante pour éviter les incidents.
Quelques astuces sur l’entretien et la longévité des jeux
Un jouet bien choisi résiste souvent à plusieurs générations, à condition de vérifier régulièrement son état : absence d’éclats, de vis desserrées, de coins agressifs. Nettoyer en douceur, sécher à l’air libre, éviter les produits chimiques directs… Un conseil pour allonger l’intérêt : introduire de nouveaux éléments ou accessoires au fil du temps, et ne pas hésiter à “faire tourner” le stock de jeux pour maintenir la surprise.
Penser aussi aux jouets en tissu et en bois : les valeurs sûres
Les jouets en bois et tissus naturels ont un charme indémodable – et rassurent généralement les parents sur l’origine des matériaux. Faciles à attraper, conçus pour résister aux chocs, ils associent souvent esthétique simple, sécurité et respect de l’environnement. Les traces de dents et de crayons n’y font pas grand-chose : ces objets sont pensés pour survivre à tout (ou presque).
Il reste quoi à retenir ?
Finalement, chaque parent découvre vite que le choix du jeu idéal oscille entre la recherche de sécurité, le plaisir de jouer avec son enfant, et la volonté de préparer le terrain pour les premiers apprentissages. Le principal : choisir des jouets adaptés à l’âge, éveiller la curiosité sans jamais oublier d’écouter l’enfant. Ainsi, chaque jeu devient une occasion de grandir, de s’épanouir… et souvent, de s’émerveiller en famille.
Sources :
- mpedia.fr
- pediatre-online.fr
- parents.fr
